A l’approche de l’élection présidentielle de 2025, un fait semble déjà scellé dans les consciences collectives : le général Brice Clotaire Oligui Nguema, qu’on l’aime ou qu’on le déteste, qu’il joue franc jeu ou non, se dirige inexorablement vers une victoire écrasante.
Depuis son coup d’éclat du 30 août 2023, qui a mis fin à près de 60 ans de domination dynastique des Bongo, le général Oligui Nguema est perçu comme un “sauveur” par une large majorité de Gabonais. Son geste audacieux lui a valu une place de choix dans l’histoire nationale et dans le cœur d’un peuple fatigué par des décennies de mauvaise gouvernance. Peu importe les critiques, la symbolique de cet acte révolutionnaire reste indélébile.
Le général ne s’est pas contenté de renverser un régime : il a enclenché une dynamique de réformes et de développement qui parle à la fois aux yeux et aux esprits. Les routes rénovées, les nouvelles infrastructures en construction, les écoles modernisées, les équipements administratifs flambant neufs… Ces actions concrètes redonnent vie à une administration autrefois moribonde. Ces transformations visibles renforcent l’image d’un leader pragmatique et tourné vers l’avenir, une image qui sera un atout de taille dans l’arène électorale.
Le samedi 18 janvier 2025, une marche nationale en soutien à la candidature du général Oligui Nguema, président de la transition, avait été sur l’ensemble du territoire gabonais.


Sur le plan social et économique, des décisions cruciales ont marqué la transition : le paiement des pensions des retraités, jadis un casse-tête national, le rétablissement des bourses pour les élèves du secondaire, redonnant espoir à des milliers de familles, et la relance économique grâce au rachat stratégique d’entreprises clés autrefois aux mains de privés. Ces mesures placent Oligui comme l’homme de la situation, celui qui a su répondre aux attentes d’un peuple asphyxié par des décennies d’inaction et d’injustice.
Oligui Nguema ne laisse rien au hasard. La nouvelle constitution et le code électoral, qu’il a supervisés, lui ouvrent la voie en permettant aux militaires et aux magistrats de briguer la magistrature suprême. À cela s’ajoute une stratégie redoutable : fédérer autour de lui les figures politiques, syndicales et activistes autrefois les plus critiques. Des postes, des véhicules de luxe et des avantages financiers ont transformé ces voix dissidentes en alliés fidèles, désormais prêts à mobiliser toutes leurs forces pour sa victoire.
La création de centaines d’associations pro-Oligui, prêtes à sillonner le pays pour défendre son bilan, renforce encore son dispositif. Toute critique publique contre lui est immédiatement écrasée par une riposte féroce de ses “soldats d’attaque”. Face à cette machine bien huilée, aucun adversaire ne semble capable de rivaliser.
Qui pourrait défier le général ? Les noms d’Alain-Claude Billy Bi Nze, du professeur Albert Ondo Ossa ou du docteur Daniel Mengara sont évoqués, mais leur capacité à fédérer une opposition crédible est quasi inexistante. Ils apparaissent comme des ombres dans une campagne où Oligui, prédateur suprême, dispose du soutien populaire, de moyens colossaux et d’un terrain politique déjà conquis.
Avec le peuple derrière lui, des réformes tangibles à son actif, une équipe d’alliés stratégiques et une opposition moribonde, Brice Clotaire Oligui Nguema avance inexorablement vers une victoire écrasante. Qu’on l’apprécie ou non, qu’il triche ou non, le chemin semble dégagé pour celui que beaucoup considèrent comme l’homme providentiel. Une élection qui pourrait bien ne pas être une véritable bataille, mais une simple formalité.









