À partir du 1er mars 2024, les affréteurs Logimar 241 et NGV Gabon vont frapper les usagers avec une augmentation vertigineuse des prix des billets. Une claque financière qui laisse les voyageurs groggy et les porte-monnaie en lambeaux. En effet, en classe économique, le tarif adulte grimpe à 42 000 FCFA, tandis que celui des enfants de 4 à 11 ans atteint désormais les 35 000 FCFA. Pour couronner le tout, la classe affaire subit une hausse significative, passant de 50 000 FCFA à 55 000 FCFA. Mais que se cache-t-il derrière cette escalade brutale des tarifs ?
La direction de Logimar 241 a pointé du doigt le gouvernement, l’accusant de négliger les réalités économiques des armateurs. Depuis des années, ces partenaires économiques subissent de plein fouet les contrecoups d’une politique gouvernementale désastreuse. Le prix du carburant industriel fixé à 1 145 FCFA, et à 585 FCFA à la pompe, représente un fardeau insoutenable. Pendant ce temps, les frais de douane pour l’importation de pièces de rechange étrangères se révèlent être une véritable saignée financière pour les opérateurs du secteur maritime gabonais.
Tandis que les armateurs tentent désespérément de survivre dans un environnement économique hostile, l’État reste sourd à leurs appels à l’aide. Les augmentations de prix des billets sont leur dernier cri de détresse, une tentative désespérée pour attirer l’attention des décideurs politiques. Pourtant, c’est le peuple qui paie le prix fort de cette guerre silencieuse entre l’État et les armateurs.
Les usagers, déjà étranglés par le coût de la vie croissant, sont contraints de mettre la main au porte-monnaie pour financer les impasses politiques. Les familles, les travailleurs, les étudiants… tous sont pris en otage par une situation économique qui échappe à leur contrôle. Les déplacements, autrefois accessibles, deviennent un luxe inabordable pour de nombreux Gabonais.
Il est grand temps que l’État prenne ses responsabilités et agisse en faveur du peuple. L’urgence est palpable : les armateurs ne sont pas les seuls à sombrer dans cette tempête économique. Les usagers, oubliés dans cette bataille de chiffres, méritent mieux que des augmentations tarifaires injustifiées. Il est temps de rétablir l’équilibre, de rendre le transport accessible à tous et de faire primer les intérêts du peuple sur les jeux politiques.









