Du jamais vu depuis l’indépendance ! À croire que les mathématiques ont été réécrites au ministère de l’Intérieur. Dans certains bureaux de vote, on compte 3 237 inscrits… pour 4 515 votants ! Oui, vous avez bien lu : au Gabon, on peut désormais voter plus nombreux que l’on est inscrits. Même le ministre chargé du processus électoral peine à expliquer cette aberration : il bafouille, divague, s’emmêle dans ses mensonges et revient sans cesse sur les mêmes incohérences.
Ce scandale n’est que la seconde phase d’un chaos électoral savamment orchestré, après le fiasco monumental du scrutin de samedi, dont l’organisation relève plus d’une opération mafieuse que d’un exercice démocratique. L’objectif ? Instaurer le désordre pour mieux contrôler le résultat. Et sur ce point, le ministère de l’Intérieur a brillamment… échoué.
Une désorganisation totale
Les manquements sont innombrables, et l’incompétence des agents de l’État crève les yeux :
- Des bureaux ouverts en retard, parfois avec plusieurs heures de décalage.
- Un manque criant d’isoloirs, privant les électeurs de la confidentialité la plus élémentaire.
- Des citoyens incapables de retrouver leur nom sur les listes.
- Des basculements de centres de vote jamais finalisés.
- Des candidats contraints de voter tard dans la journée.
- Des bulletins comptés en doublon sans aucune vérification.
- Des représentants de partis endormis ou absents, incapables d’assurer une surveillance minimale.
- Des bourrages d’urnes flagrants.
- Une usine à procurations mobiles digne des plus grands scandales électoraux.
- Des observateurs fantômes, plus spectateurs que contrôleurs.
- Des forces de l’ordre invisibles, laissant les centres de vote sans sécurité.
- Des erreurs grossières dans les décomptes.
- Des bulletins retrouvés dans les poubelles jamais pris en compte.
- Des bureaux plongés dans l’obscurité, faute d’éclairage public.
- Des électeurs déplacés arbitrairement vers d’autres bureaux.
- Des votes multiples sans marquage adéquat sur les cartes.
- Et même des prises de bec entre électeurs et membres des bureaux de vote.
Une honte nationale
Jamais, dans l’histoire du Gabon indépendant, une élection n’avait atteint un tel niveau d’amateurisme, de désordre et de suspicion. C’est une catastrophe électorale sans précédent, un affront à la démocratie, une humiliation pour la Cinquième République et une insulte au peuple gabonais.
Dans ces conditions, la seule décision digne et honorable pour le pays serait d’annuler purement et simplement ce scrutin sur l’ensemble du territoire national. Pour l’honneur de la République, pour celui du président Brice Clotaire Oligui Nguema, et pour l’avenir du Gabon.





