Dans un communiqué publié ce mardi, Eramet Comilog, filiale du groupe français Eramet, a tenu à clarifier qu’elle n’est pas impliquée dans la mystérieuse disparition d’un navire transportant 48 000 tonnes de manganèse au port d’Owendo, survenue dans la nuit du 8 au 9 novembre 2025. Selon la compagnie, la cargaison ne provient d’aucun de ses sites d’exploitation.
Le navire, le Jacob H, battant pavillon panaméen, aurait disparu sans laisser de trace, après avoir chargé sa cargaison. Les premiers éléments d’enquête orientent les soupçons vers un homme d’affaires chinois, potentiellement aidé par certains fonctionnaires de la Marine marchande. La Compagnie minière de l’Ogooué, exploitant historique du manganèse à Moanda depuis 1962, reste totalement étrangère à cette affaire.
Avec près de 7 millions de tonnes annuelles et 3 500 emplois directs, Eramet Comilog est un pilier économique du Gabon. Pourtant, ce vol soulève de graves questions sur la sécurité portuaire et la possible complicité de hauts responsables, rappelant des pratiques dénoncées à l’époque du régime Bongo.
Si les moyens de l’État sont mobilisés, le navire pourrait encore être récupéré, mais aucune communication officielle ne rassure pour l’instant. Le Gabon, désormais connecté et vigilant, ne peut plus se permettre de tels actes de haute criminalité sans réponse immédiate.









