Au Gabon, la rumeur précède toujours la vérité lorsqu’une personnalité refuse de plier. Et quand cette personnalité est une femme, ministre, déterminée, et qu’elle ose interrompre des circuits opaques nourris à l’argent public, la machine à salir se met immédiatement en marche. Laurence Ndong n’est pas attaquée pour ce qu’elle a fait de mal, mais pour ce qu’elle a empêché. Le texte diffamatoire qui circule actuellement sur les réseaux sociaux, l’accusant d’abus d’autorité, d’ingérence illégale et de fausses déclarations publiques dans le cadre du projet Gab Pêche, n’est rien d’autre qu’un procès fabriqué, sans juge, sans preuve et sans vérité.
Les faits sont pourtant connus, documentés et assumés publiquement par les principaux acteurs du projet. Contrairement aux allégations mensongères, Laurence Ndong n’a jamais révoqué l’Administrateur Directeur Général du GIE Gab-Pêche. La révocation de Hermann Omanda Wekelia est intervenue le 17 octobre 2025, au cours d’une Assemblée Générale Extraordinaire du GIE, organe souverain composé des coopératives bénéficiaires. La ministre n’y a ni participé, ni voté, ni influencé la décision. Parler de révocation illégale relève donc soit de l’incompétence crasse, soit d’une falsification volontaire des faits, destinée à tromper l’opinion.
Ce que les auteurs de la rumeur évitent soigneusement de dire, c’est que cette assemblée générale est intervenue après des semaines de dénonciations graves portées par les pêcheurs eux-mêmes. Blocage des pirogues, demandes d’argent aux contours flous, pressions, opacité financière, contrats abusifs et disparition inexpliquée de recettes : voilà la réalité que vivaient les coopératives pendant que certains dirigeants se protégeaient derrière des titres ronflants. Face à cette situation explosive, Laurence Ndong a exercé ce que la loi lui impose : la tutelle de l’État sur un projet financé par les fonds publics. Elle n’a pas ingéré, elle a agi. Elle n’a pas abusé de son autorité, elle a empêché un naufrage.




Une première opération a permis de débarquer environ 2,2 tonnes de poisson, tandis qu’une autre a atteint près de trois tonnes.





Ci-dessus , la plainte des différentes coopératives contre les anciens dirigeants de Gab-Pêche
Les accusations portant sur de prétendus chiffres exagérés achèvent de discréditer leurs auteurs. Plusieurs sorties en mer ont été organisées, à des périodes différentes, avec des volumes distincts. Une première opération a permis de débarquer environ 2,2 tonnes de poisson, tandis qu’une autre a atteint près de trois tonnes. Ces chiffres ont été constatés au Centre d’Appui à la Pêche Artisanale de Libreville, vendus localement aux mareyeuses gabonaises et encadrés par la mercuriale. Les transformer en mensonge relève de la manipulation pure et simple, destinée à créer artificiellement un soupçon là où il n’y a que des faits.
La vérité, celle que les détracteurs de Laurence Ndong tentent désespérément d’étouffer, est bien plus dérangeante. Les coopératives ont dénoncé la disparition de près de 2,8 millions de FCFA de recettes. Elles ont annoncé des plaintes pour escroquerie, abus de confiance, détournement de fonds, menaces et intimidation. Elles ont publiquement mis en cause les anciens gestionnaires du projet. Et surtout, elles ont salué la décision de la ministre de suspendre le responsable incriminé et de permettre l’installation d’un management intérimaire plus à l’écoute des pêcheurs. Pas une seule coopérative n’a accusé Laurence Ndong. Pas une seule.
Ce qui se joue aujourd’hui n’est donc pas une affaire judiciaire, encore moins un scandale d’État. C’est une tentative d’exécution politique par la calomnie, recyclée à l’approche d’une recomposition gouvernementale. Une méthode bien connue au Gabon, où l’on préfère salir une réputation plutôt que d’assumer ses propres responsabilités. Laurence Ndong a refusé de couvrir un système de prédation. Elle a choisi les pêcheurs plutôt que les réseaux. Elle a défendu un projet présidentiel destiné à rendre la mer aux Gabonais, à créer de l’emploi et à garantir la souveraineté halieutique du pays.





Ci-dessus , le procés verbal de l’assemblée générale extraordinaire
Et c’est précisément pour cela qu’elle est attaquée.
Mais les faits sont têtus, et la rumeur, aussi bruyante soit-elle, ne résiste jamais longtemps à la vérité. Gab-Pêche n’a pas été saboté par Laurence Ndong. Il a été sauvé d’un pillage annoncé. Ceux qui hurlent aujourd’hui le savent. Et c’est pour cela qu’ils hurlent.