Les ménages gabonais viennent de recevoir un avertissement qui ne laisse aucune place au doute : refusez de payer la Taxe forfaitaire d’habitation (TFH), et vous risquez de vous retrouver… dans le noir. Steeve Saurel Legnongo, Administrateur directeur général de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), l’a confirmé sur Gabon 24, le 14 décembre : après le troisième courrier de relance, les coupures d’électricité seront appliquées sans la moindre indulgence.

Prévue pour entrer en vigueur le 2 janvier 2026, la TFH a pour objectif de collecter 17,95 milliards de francs CFA supplémentaires, présentée officiellement comme un instrument de « justice sociale ». Mais derrière ce discours, la réalité est moins poétique : plus votre maison est équipée de climatiseurs, congélateurs et autres gadgets électriques, plus votre facture grimpera. Les foyers modestes, identifiés via les compteurs sociaux, sont épargnés, mais pour tous les autres, le pouvoir d’achat est directement mis à l’épreuve.

La SEEG ne laisse aucune échappatoire : chaque abonné recevra son relevé par voie postale, SMS ou mail, et la coordination avec l’administration fiscale garantit l’application systématique des coupures. En clair : pas de paiement, pas de lumière !

Cette mesure, déjà critiquée, soulève l’indignation des Gabonais qui voient leur confort quotidien transformé en levier de pression fiscale. La TFH ne se contente pas de demander la contribution de chacun : elle impose sa loi à coups de disjoncteurs.

Dans les foyers, la question revient sur toutes les lèvres : jusqu’où le gouvernement ira-t-il pour imposer cette taxe, quitte à plonger la population dans l’obscurité ?

Source : GabonReview